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COMPTES RENDUS

HEBDOMADAIRES

DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES.

PARIS. IMPRIMERIE DE GAUTIIIER-VILLARS, RUE DE SEI^•E-SAI^■T-GEnMAI^, 10, PRES I, INSTITUT.

COMPTES RENDUS

HEBDOMxVDAIRES

DES SÉANCES

DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES

PUBLIÉS,

CONFORMÉMENT A UNE DÉCISION DE L'ACADÉMIE

«Lu date va 4$ duiUet 4835.

PAR MM. LES SECRÉTAIRES PERPÉTUELS.

TOME SOIXANTE ET ONZIÈME.

JUILLET DÉCEMBRE 1870.

PARIS,

GAUTHIER- VILLARS , IMPRIMEUR -LIBRAIRE

DES COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES, SUCCESSEUR DE MALLET-BACHELIER,

(Juai des Auguslins, 55.

1870

COMPTE RENDU

DES SÉANCES

DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES,

SÉANCE DU LUNDI 4 JUILLET 1870. PRÉSIDÉE PAR M. CHEVREUL.

MEMOIRES ET C03OITJNICATI01VS

DES MEMBRES ET DES CORRESPONDANTS DE L'ACADÉMIE.

GÉODÉSIE. Noie sur les pyramides de VUlejuif el de Juvisy; par M. Delaunay.

« La base géodésiqne de Villejiiif à Juvisy a joué un rôle important dans l'hisloire des sciences. C'est à la suite de la première mesure de cette base par Picard, en iG'yo, et à l'aide des conséquences que ce célèbre astro- nome en a tirées sur les véritables dimensions de la Terre, que Newton a pu reconnaître l'identité entre la force qui retient la Lune dans son orbite et la pesanteur terrestre.

» On lit dans le Mémoire intitulé : Mesure de la Terre par M. l'abbé Picard [Mémoires de l'Académie des Sciences, t. YII, p. i3'}i) :

« Dans le dessein que l'on s'était proposé de travailler à la mesure de la Terre, on a jugé que l'espace contenu entre Sourdon, en Picardie, et Malvoisine, dans les confins du Gasti- nais et du Hurepois, serait très-commode pour l'exécution de cette entreprise; car ces deux termes, qui sont distants l'un de l'autre d'environ Sa lieues, sont situés à peu près dans un même méridien, et l'on avait su, par plusieurs courses faites exprès, qu'ils pouvaient être liés par des triangles, avec le grand chemin deVillejuive (i) à Juvisy; lequel chemin, étant pavé en droite ligne sans aucune inégalité considérable, et d'une longueur telle qu'on verra

( i) On disait autrefois FillejuU'e au lieu de Fillejiiif, qui est l'orthographe actuelle.

( 6 )

ci-après, est propre pour servir de base fondamentale à toute la mesure qu'on y avait en- treprise.

» Pour mesurer actuellement la longueur de ce chemin, on chosit quatre bois de pique de deux toises chacun, qui, se joijjnant à vis deux à deux par le gros bout, faisaient deux mesures de quatre toises chacune.

>i L'ordre que l'on garda en mesurant, fut que lorsqu'une des mesures avait été posée à terre, l'on y joignait l'autre bout à bout le long d'un grand cordeau, puis on relevait la première, et ainsi de suite; et pour compter avec plus de facilité, on avait donné dix fiches à celui des mesureurs qui s'était rencontré la ])remière fois à la tète des deux mesiiies, le- quel devait laisser une fiche à chaque fois qu'il poserait sa mesure à terre; ainsi, chaque fiche valait 8 toises, et quand les dix fiches avaient été relevées, on marcpiait 80 toises.

a C'est ainsi qu'on a mesuré deux fois la distance depuis le milieu du moulin de Ville- juive tout le long du grand chemin jusqu'au Pavillon de Juvisy, laquelle distance a été trouvée de 6662 toises 5 pieds en allant, puis de 5663 toises i pied en revenant; mais, comme l'on n'espérait pas pouvoir approcher plus près de la justesse, on a partagé le dif- férent, s'arrêtant au compte rond de 5663 toises pour la longueur ou base fondamentale, sur laquelle nous avons établi tous les calculs ci-après. »

» La même base a été mesutce de nouveau en 1740 par Jacques Cassini et Lacaille. On lit, en effet, dans l'ouvrage de Cnssini de Thin-y intitulé : Ln Méridienne de r Observatoire royal de Paris, vérifiée dans toute l'étendue du royaume par de nouvelles observations (p. 19) :

« Pendant ce temps, mon père, aidé de M. l'abbé de Lacaille, s'occupa à vérifier la base de M. Picard et la direction de la méridienne.

X On ne voyait plus, des deux termes de la base de M. Picard, que l'emplacement du moulin de Villcjuive; et quand même on les aurait reconnus, les maisons qu'on a bâties et la quantité d'arbres que l'on a plantés dans l'alignement de cette base n'auraient pas permis de voir récipro(]uement ces deux termes.

» Le parti que |)rit mon père, après avoir bien examiné le terrain, fut de mesurer une autre base, à peu près dans la même direction, et de la rapporter, soit à celle de M. Picard, au cas que l'on en pût reconnaître évidemment les termes, soit ."i un des côtés de ses triangles.

» Nous parlerons, dans la suite, des différents moyens qui furent mis en usage pour tenter cette voie; il nous suffira de dire ici qu'elles ont réussi toutes deux, et qu'il en a ré- sulté que la base de M. Picard était trop longue d'environ 6 toises. »

» Et plus loin (p. 37 du même ouvrage) :

<i Après avoir mesuré la base et s'être assuré de sa grandeur précise, mon père s'a|)pli- qua à la recherche des termes de celle de M. Picard. 11 fit fouiller dans les lieux l'on en voyait des vestiges. On reconnut avec évidence les pierres qui avaient servi d'assise au mou- lin de bois de Villcjuive, et les fondements du Pavillon de Juvisy. Ayant abaissé de ces deux points des perpendiculaires sur la direction de notre base, ou trouva que le coin du Pavillon de Juvisy tombait à 28 toises 3 pieds ç) pouces en deçà du teime méridional, et <pie !<■ moulin de Villejiiive répondait à un point éloigné en deçà du |)iquet, par rapport à Villejuive, de ^2 toises 5 pieds 7 pouces : ce qui lit voir que la base de M. Picard, rap-

( 7 ) portée à nos mesures, devait être de 5657 'oises 2 pieds 8 pouces, au lieu 5663 toises, avec une différence qui est à raison de i toise sur 1000.

» A la page 34 du même ouvrage {Méridienne vérifiée) il est dit :

« On s'était proposé de faire construire deux pyramides de pierre aux extrémités de la nouvelle base, pour servir de monuments plus durables que n'étaient les termes de M. Picard. »

M Et deux pages plus loin (page 36) :

« On doit construire une pyramide à la ])lace de l'arbre qui a servi de terme méridional : on en a bâti une en I •342, à 18 toises 5 pieils 8 pouces au delà du piquet qui servait de terme septentrional, ce qui fait que nous avons supposé la base entière de 5748 toises justes. «

» Une vérification de la base de Villejuif à Juvisy ayant été faite en 1 766, les deux pyramides existaient.

)i Telle est l'origine des deux pyramides de pierre que l'on voit encore aujourd'hui à gauche de la grande route de Paris à Fontainebleau, l'une à l'entrée du village de Villejuif, l'autre sur le territoire de Juvisy, au point la route coinmeiice à s'abaisser dans la vallée de l'Orge. Ces monuments, qui ont la forme d'un piédestal carré garni d'une corniche et surmonté d'un obélisque, sont un peu inégaux : celui de Juvisy a environ 10 mètres de hauteur; celui de Villejuif est un peu plus petit. Ils appartiennent à l'A- cadéiTiie des Sciences.

» La pyramide de Juvisy est située tout au bord de la route, à l'angle qu'elle forme avec un chemin de grande communication. Elle est protégée par une ceinture carrée de huit grosses bornes, et est en parfait état de conservation.

» La pyramide de Villejuif se trouve au milieu de propriétés cultivées, situées au bord de la route et à une certaine hauteur au-dessus de son ni- veau. Elle s'est moins bien conservée que la pyramide de Juvisy. Pour la protéger contre les causes de dégradation provenant de la culture du ter- rain environnant, l'Académie a acheté récemment une portion de ce ter- rain ; des bornes placées aux angles indiquent les limites de la propriété de l'Académie.

» Mais cette mesure de précaution n'était pas suffisante. J'ai été chargé par la Conmiission administrative de faire poser autour de la pyramide de Villejuif une ceinture de grosses bornes pareilles à celle de Juvisy; l'inté- rieur du carré formé par ces bornes à été garni, comme à Juvisy, d'un pavé en pente destiné à éloigner les eaux de la base de la pyramide. Le contour du terrain acheté par l'Académie a été, en outre, garni d'iuie double ligne

( 8 ) de pavés. En même temps, j'ai fait faire à la pyramide elle-même les répa- rations dont elle avait besoin.

» La Commission administrative a décidé que des inscriptions en lettres dorées sur marbre noir seraient fixées aux deux pyramides, afin de rappeler la signification de ces monuments. Ces inscriptions sont posées. On lit sur la pyramide de Villejuif :

PYRAMIDE DE VILLEJUIF

extrémité nord de la base géodésique de villejuif a juvisy

1670 (Picard) 1740 (J. Cassi.ni ET Lacaille)

PROPRIETE DE L ACADEMIE DES SCIENCES

» La pyramide de Juvisy porte une inscription analogue.

1) Je terminerai en indiquant par le croquis ci-joint les positions que les deux pyramides occupent relativement aux bases qui ont été mesurées en 1670 et 1740.

A c D E B

A est la pyramide de Villejuif; B celle de Juvisy; C est le piquet auquel se terminait la base mesurée par J. Cassini et Lacaille; D est le point .luquel correspond le moulin de Villejuif (base de Picard); E est le point auquel correspond le Pavillon de Juvisy (base de Picard).

Distance EB 28' 3p' 9?"

Base (le Picard, ED 5657 2 8

Distance DA 61 5 7

Base de J. Cassini et Lacaille, AB... 5748' op' oP"

GÉOLOGIE. Noie sur les roches qu'on a rencontrées dans le creusement du tunnel des Alpes occidentales, entre Modane et Bardonnèclie ; par M. Eue

DE BeACMOXT ( I ) .

« L'Europe entière a été attentive à l'ouverture du passage souterrain qui doit réunir la P'rance à l'Italie en traversant la crête des Alpes occi-

(i) L'Académie a décidé que cette Communication, bien que dépassant en étendue les limites réglementaires, serait insérée en entier au Compte rendu.

(9) dentales. Tout le monde a suivi avec intérêt les progrès de cette utile entre- prise, qui doit arrivera son terme en 1871. La galerie qu'on appelle le plus souvent le Tunnel du mont Cenis ne traverse pas, à proprement parler, le mont Cenis, mais elle se dirige de Modane vers Bardonnèche, en passant, à 24 kilomètres au sud-ouest du col du mont Cenis, sous la côte traversière située entre le col de la Pelouze et le col de la Roue.

» M. Ange Sismonda, professeur de minéralogie et de géologie à l'Univer- sité de Turin, dont l'Académie connaît depuis longtemps les beaux travaux sur la constitution géologique des Alpes du Piémont et de la Savoie, s'est trouvé plus à portée qu'aucun autre géologue de visiter les travaux qui se poursuivent depuis treize ans pour l'exécution du tunnel des Alpes occiden- tales. Il a pu le faire sans aucun obstacle, car le Gouvernement italien, qui, aux termes des traités, tait creuser le tunnel, accorde constamment à M. Sis- monda les facilités nécessaires pour vérifier l'exactitude du rapport fait par M. Mans et par lui à l'époque a été conçue pour la première fois l'idée de percer les Alpes dans but de mettre l'Italie en communication avec la France par le chemin de fer Victor-Emmanuel. C'est avec un carac- tère officiel qu'il parcourt annuellement les chantiers.

« Dans un dernier voyage, exécuté pendant le cours de l'été dernier, M. Sismonda a recueilli, à plusieurs exeuiplaires, avec le concours de MM. les ingénieurs Copello et Borella, directeurs des travaux, foutes les roches qui ont été rencontrées dans le percement, et il a bien voulu me faire l'honneur de m'envoyer, au mois de décembre dernier, une de ces précieuses collections, qu'il a eu la bonté de compléter dernièrement, en m'apportaut lui-même plusieurs échantillons supplémentaires. Je profite de la présence de M. Sismonda parmi nous pour mettre cette collection sous les yeux de l'Académie, afin que les géologues qui se trouvent à Paris puissent recueillir de la bouche même du savant professeur de Turin les intéressants détails que, plus que personne, il est à même d'ajouter au cata- logue des échantillons rassemblés par lui.

>i Les échantillons sont au nombre de cent vingt-sept, mais il reste une lacune correspondante aux parties du tunnel qui ont été percées depuis le mois de septembre dernier et à celles qui restent encore à percer. Éva- luant à sept le nombre des échantillons qui combleront plus tard cette lacune, j'ai numéroté toute la collection en une seule série, depuis le 1, qui se rapporte à la partie du tunnel, voisuie de Modane, jusqu'au n" 134 qui appartient à la |iartie voisine de Bardonnèche.

C. K., 1870, i' Semestre. (.T. LXXl, N" 1.) 2

( «o)

» J'ai dressé ensuite, de la collection totale, un catalogue les échan- tillons se suivent dans l'ordre de leurs numéros qui est celui de leurs distances à l'entrée septentrionale du tunnel; mais avant de parler de ces distances, qui sont indiquées pour chaque échantillon, il est nécessaire d'entrer dans quelques détails sur la longueur et la position du tunnel.

» L'ouverture septentrionale du tunnel est située près de Modane, dans la vallée de l'Arc, affluente de l'Isère et du Rhône, à 1202™, 82 au-dessus de la mer. L'entrée méridionale est située près de Bardonnèche, dans la vallée de RochemoUe, affluente de la Doire ripaire et du Pô, à l'altilufle de 1 335™, 38. La distance horizontale entre les verticales des deux entrées du tunnel est de 12220 mètres.

» L'entrée méridionale étant, d'après les données précédentes, plus élevée de i32™,56 que l'entrée septentrionale, on voit que le tunnel a dans son ensemble une pente d'environ 1 1 millimètres par mètre corres- pondant à peu près à ^degré (37' 17"). Mais cette pente moyenne n'ap- partient rigoureusement à aucune partie du souteri'ain qui forme un léger coude dans le sens vertical. Près de l'entrée méridionale il présente un point culminant élevé de 3 mètres au-dessus de cette entrée, et à partir de ce point il descend régulièrement, d'une part vers Bardonnèche et de l'autre vers Modane, de manière à ce que les eaux qui pourraient s'y introduire, près de l'une ou de l'autre entrée, tendent naturellement à s'écouler par cette même entrée.

» Pour l'objet que nous nous proposons, nous pouvons faire abstraction de ces pentes légères et considérer le tunnel comme représenté par luie ligne droite horizontale tirée de l'une à l'autre des verticales de ses deux extrémités.

» Le plan vertical dans lequel se trouve compris le tunnel est dirigé, par rapport au méridien astronomique, du nord i4 degrés ouest au sud i4 degrés est; c'est aussi la direction de la ligne droite horizontale à laquelle nous le réduisons par la pensée.

)) Cette direction n'est pas perpendiculaire aux plans des couches du terrain, qui, d'aprèsles observations obligeamment communiquées à M. Sis- monda par M. l'ingénieur Mella, sont dirigées en moyenne, et d'une ma- nière à peu près constante, du nord 35 degrés est au sud 35 degrés ouest du monde et plongent du côté du nord-ouest en formant, avec l'horizon, un angle de 5o degrés. Le tunnel les coupe donc obliquement, et par con- séquent suivant une longueur supérieure à leur épaisseur réelle.

)) Pour l'exploration d'iui groupe de couches fortement inclinées, un

( II )

tunnel est comparable à un sondage : un sondage vertical couperait de même ces couches obliquement. Dans le cas qui nous occupe, le tunnel a sur le sondage un double avantage : d'abord, il a beaucoup plus de développe- ment que ne pourrait en avoir un sondage, car il a 12220 mètres de lon- gueur, tandis qu'on n'a guère fait de sondages ayant 1000 mètres de profondeur, c'est-à-dire -^ de la longueur du tunnel. En outre, le tunnel a entamé les roches sur une largeur assez grande pour qu'on puisse y pénétrer, les observer en place et choisir les échantillons destinés à les représenter, ce qu'on ne peut faire dans un sondage.

» L'obliquité de la perforation n'entraîne aucun inconvénient sérieux. Le tunnel des Alpes occidentales apprend à la géologie fout ce que pourrait lui apprendre un sondage dirigé perpendiculairement aux plans des cou- ches ; mais un sondage ou un puits de plus de 7000 mètres de pronfon- deur, dirigé suivant une ligne oblique à l'horizon serait, quant à présent, inexécutable; et si la géologie pouvait disposer des millions nécessaires pour opérer, dans son seul intérêt^ un pareil percement, on ne saurait faire au- trement que de le diriger horizontalement. L'ouverture du tunnel a relevé la science de sa pauvreté comparative, et elle a lieu de se féliciter de ce que ce grand monument de l'industrie est devenu, en même temps, un véri- table monument scientifique.

» Remarquons toutefois qu'il ne l'est devenu que par l'énergique persévé- rance de M. Sismonda et de MM. les ingénieurs Copello et Borella, qui ont pris soin de noter toutes les couches traversées, et d'en recueillir des échan- tillons, avant que le muraillement du tunnel les ait dérobées pour toujours à nos regards. Cette séquestration forcée dçnne un prix tout spécial à la collection que M. Sismonda m'a permis de présenter, en son nom, à l'Aca- démie et m'a engagé à en dresser un catalogue plus détaillé que ne l'a- vait fait mon savant ami. J'espère qu'elle portera l'Académie à accueillir ce catalogue avec bienveillance dans son Compte rendu, comme le procès- verbal d'observations qui ne pourront être réitérées.

» Il est essentiel de remarquer que, le tunnel coupant les couches obli- quement, les distances auxquelles il les rencontre successivement ne don- nent pas la mesure exacte de leurs épaisseurs respectives, comme le ferait un sondage vertical dans des couches horizontales. 11 donne des épaisseurs exagérées comme le fait un sondage vertical traversant des couches in- clinées.

» Les épaisseurs des couches indiquées par le tunnel sont donc sujettes à une réduction, mais cette réduction est facile à opérer. Le tunnel étant di-

2..

( 12 )

rigé vers le nord i4 degrés ouest, et les couches vers le tiord 35 degrés est, la direction du tunnel coupe celle des couches sous un angle de 49 degrés. On a aussi à tenir compte de l'inclinaison des couches qui plongent, comme il a élé dit, du côté du nord-ouest, en faisant avec l'horizon ini angle de 5o degrés. D'après ces données, on trouve aisément, par une fornnile con- nue, que l'épaisseur des couches mesurée obliquement sur la direction du fmmel est à leur épaisseur réellej" mesurée perpendiculairement à leur sur- face, dans la proportion de 100 à 58 environ (1). Il faut ajouter que le parallélisuie des couches, dans la longueur du tunnel, n'étant (pi'approxi- malif, et quelques-unes d'entre elles présentant des inflexions assez mar- quées, ou ne peut viser à ime très-grande rigueur dans la réduction tlont il s'agit; d'où il résulte qu'an nombre 58 on pourrait substituer, pour sim- plifier, le nombre 60 et réduire les épaisseurs indiquées par le Imniel dans la proportion de 100 à 60 on de 10 à 6, c'est-à-dire en retrancher suiq)lo- ment les -^ pour avoir les épaisseurs normales.

» Le percement du tunnel a été commencé séparément à ses deux extré-

(l) a étant l'angle formé par la direction des couches et celle du tunnel, / étant l'incli- naison des couches par rapport à l'horizon, e l'épaisseur d'une couche mesurée par la ligne du tunnel el F. l'épaisseur normale de cette même couche, on a

E = 6".sina sini.

Dans le cas actuel a = 49", ' ^= 5o° ; si l'on fait e = i , on a

logE = Iogsin49°logsin5o" :

logsin49" = 9,8777799 logsin5o" = 9,8842540

19,7620339, d'où l'on tire

logE = I -1-0,7620339, E = 0,57014, soit environ 58 centièmes.

Appliquant la même formule à l'épaisseur totale des couches traversées par le tunnel dont la longuein- est de 12 220 mètres, on a

logsin49" = 9,877,7799 logsinSo" := 9,8842540

l0gI2 22O =: 4,0871423

23 ,8491762, logE = 3,8491762, E = 7o66,o4-

Cette épaisseur est inférieure à la longueur totale du tunnel de 5 i54 mètres, quantité i\n peu supérieure aux ,'„ de cette longueur, (|ui seraient de 4f^<^''^ mètres.

( i3 ) mités sous la forme de deux galeries marchant à la rencontre l'une de l'autre, pour se réunir dans l'intérieur de la montagne intermédiaire. Les deux galeries ne se sont pas encore rencontrées. Le 3o juin dernier, la ga- lerie partant de Modane avait atteint la longueur de 4723™, 55, et celle par- tant de Bardonnèche la longueur de 66o3'",65. La somme des longueurs des deux percements exécutés était donc de 11 327™, 20, et la longueur totale du tunnel devant être de 12220 mètres, on voit que les deux fronts de taille marchant à la rencontre l'un de l'autre, n'étaient plus éloignés que de 892"', 80.

» De part et d'autre, on cheminait depuis assez longtemps dans des cal- caires schisteux forts analogues entre eux, et connue ces calcaires schisteux sont d'une composition très-uniforme, il est prohable que, dans le perce- ment des 892'", So encore intacts, on ne rencontrera pas autre chose que ces mêmes calcaires schisteux.

» M. Sismouda a joint à chacun des échantillons qu'il a eu la bonté de me donner la distance du point il a été pris à l'entrée de la galerie d'où il provient, distance déterminée avec le concours de l'ingénieur, directeur du travail, M. Copello, pour la galerie partant de Modane, et M. Borella, pour la galerie [partant de Bardonnèche. J'ai conservé soigneusement dans le catalogue ces précieuses indications, mais, pour les échantillons pro- venant de la galerie de Bardonnèche, j'y ai joint celle de la distance à l'en- trée septentrionale du tunnel, près de xModane, distance qui s'obtient par luie simple soustraction, en partant de la longueur connue du tunnel entier, qui est de 12220 mètres. Cela permet de comparer les couches entre elles, comme étant les membres d'une même série, ainsi qu'elles le sont en effet, et de les comprendre toutes dans un catalogue unique et continu.

Catalogue des roches traversées par le tunnel des Alpes occidentales.

JN° 1, à 282 mètres de Modane. Schiste artrileux ou grès à grain très-fin, un peu micacé,

(le couleur ardoisée. N" 2, à 283 mètres de M. Schiste argileux à texture fibreuse, de couleur ardoisée. 3, à 365 mètres de M. Quartis hyalin blanc, avec un peu de chlorite, en veines dans

le schiste argileux. N" 4, à Sto mètres de M. Schiste argileux ou grès à grain fin, un pdu micacé, de couleur

ardoisée. N" 5, à BtS mètres de M. Schiste argilo-calcaire à surfaces luisantes, de couleur noire.

11 est légèrement effervescent dans l'acide chlorhydricjue. N" 6, à 385 mètres de M. Schiste argileux d'une structure fibreuse très-prononcée, ;i

surfaces luisantes, de couleur noire.

( '4)

7, à 4^9 mètres de M. Quartz hyalin blanc, accompagné de spath calcaire, de dolomie lamellaire, de talc, de chlorjte et de pyrite, en veines dans les schistes.

8, à 658 mètres de M. Schiste argilo-quartzeux noir, à surfaces d'écrasement luisantes, contenant des veinules d'anthracite, semblable à celui qui forme habituellement le toit et le mur des couches d'anthracite.

9, à 790 mètres de M. Schiste gris, légèrement calcarifère, à surfaces micacées bril- lantes, contenant des nodules irréguliers de quartir hyalin.

10, à 1 102 mètres de M. Grès schisteux gris à surfaces micacées brillantes.

N" II, à ii36 mètres de M. Grès schisteux légèrement calcarifère, gris, à surfaces mi- cacées brillantes.

N" 12, h 1228 mètres de M. Schiste argileux ou grès, à grain très-fin, un peu micacé, de couleur ardoisée, à surfaces luisantes d'un aspect fibreux, analogue aux n°' 1, 2 et i.

13, à laSi mètres de M. Grès schisteux légèrement calcarifère, gris, à surfaces mica- cées brillantes.

N" 14, à i3i3 mètres de M. Conglomérat quartzo-talqueux, à noyaux de quartz hyalin fondus et ramifiés dans la masse, d'apparence métamorphique.

15, à 1872 mètres de M. Grès quartzeux gris, à gros grains, calcarifère, à surfaces micacées brillantes.

N" 16, à i3']3 mètres de M. Conglomérat quartzeux, à noyaux de quartz hyalin fondus et ramifiés dans la masse, à surfaces micacées brillantes, analogue à la fois aux n"^ U et 1,5.

17, à i388 mètres de M. Schiste argileux ou grès à grain fin micacé, de couleur ardoisée, sujet à contenir les empreintes végétales qui accompagnent ordinaire- ment l'anthracite.

18, à 1425 mètres de M. Anthracite, d'une variété très-habituelle «Jans la contrée.

19, à i586 mètres de M. Grès quartzeux à grains fins, à feuillets minces, à surfaces micacées brillantes, d'un gris clair.

N" 20, à 1707 mètres de M. Grès quartzeux gris, à surfaces micacées brillantes.

N" 21, à i865 mètres de M. Quartz hyalin accompagné de dolomie lamellaire présen- tant la forme du rhomboèdre primitif, de talc, de mica, de chlorite et de pyrites, en veines dans les grès.

22, à 2027 mètres de M. Schiste micacé verdâtre, probablement métamorphique.

23, à 2o36 mètres de M. Schiste gris calcarifère, à surfaces micacées brillantes, tra- versé par des petits filons remplis de cristaux de carbonate de chaux, offrant la forme du rhomboèdre équiaxe et du prisme hexagonal.

N" 24, à 2090 mètres de M. Schiste talqueux verdâtre, onctueux au toucher.

^"25, à 2i5o'",65 de M. Quartzite blanc grenu, à éclat gras dans la cassure, conte- nant une veine de quartz hyalin blanc avec veinules talqueuses, et quelques py- rites, accompagné d'anhydrite; situé à la base du système anthracifère.

2C, à 2i52"',90 de M. Quartzite à grain fin, d'un gris bleuâtre, à éclat gras dans

( i5)

la cassure, à surfaces de séparation ondulées, luisantes, couvertes de petites paillettes d'apparence talqueuse, avec veines d'anhydrite blanc cristallise.

27, à 2i54 mètres de M. Quartzite à grain fin d'un gris bleuâtre pâle, à éclat gias dans la cassure, à surfaces de séparation ondulées, couvertes de petites pail- lettes d'apparence talqueuse; avec veines d'anhydrite.

N' 28, à 2i56 mètres de M. Quartzite grenu blanchâtre, à éclat gras dans la cassure, avec pyrites et veines d'anhydrite cristallisé.

N" 29, à 2171 mètres de M. Quartzite grenu, à éclat gras dans la cassure, présentant des nuances verdâtres et violacées irrégulièrement entremêlées, et des surfaces de séparation courbes couvertes de petites paillettes d'apparence talqueuse.

30, à 2i8i mètres de M. Quartzite grenu, à éclat gras dans la cassure, présentant des nuances légères de couleur verdâtre ou violacée, des surfaces de séparation courbes recouvertes de petites paillettes d'apparence talqueuse, traversé par un petit filon d'anhydrite blanc cristallisé et renfermant de nombreux cristaux d'anhydrite pénétrant la masse.

31, à 2188 mètres de M. Anhydrite blanc saccharoïde à gros grains, intercalé dans le quartzite et contenant des modules irréguliers d'une substance blanchâtre d'apparence stéatiteuse (lithoraarge ?), ainsi que du talc.

M" 32, à 2189 mètres de M. Anhydrite blanc saccharoïde à gros grains, semblable au précédent et intercalé de même dans le quartzite. Il est traversé par des feuillets interrompus de talc verdâtre, onctueux au toucher, analogue au 24.

N" 33, à 2211 mètres de M. Quartzite blanc grenu, à éclat gras dans la cassure, divisé en feuillets courbes couverts de paillettes verdâires, d'apparence talqueuse et enveloppant un rognon irrégulier d'anhydrite lamellaire à gros grains d'une teinte rosée, donnant sur la langue une légère saveur salée.

34, à 233o mètres de M. Quartzite blanc grenu, à éclat gras dans la cassure, présen- tant des traces de schistosité et des nuances verdâtres, renfermant quelcpes cris- taux d'anhydrite qui paraissent avoir pénétré dans les fissures.

N" 35, à 2425 mètres de M. Quartzite blanc grenu, à éclat gras dans la cassure, à sur- faces de séparation couvertes de paillettes d'apparence talqueuse, et associé à du talc verdâtre, onctueux au toucher, analogue aux n"' 24 et 32.

36, à 2435 mètres de RI. Schiste talqueux, verdâtre, onctueux au toucher, analogue aux n°° 24, 32 et 35, intercalé dans le quartzite.

37, à 2442 mètres de M. Quartzite blanc, à éclat gras dans la cassure, à feuillets couverts d'un enduit talqueux verdâtre et associé à un anhydrite lamellaire à très-large clivage, transparent, blanc et nuancé de teintes violacées. (Très-bel échantillon.)

N" 38, à 2444 mètres de M. Quartzite blanc grenu, à éclat gras dans la cassure, présen- tant sur les surfaces de séparation quelques traces de matière talqueuse.

39, à 247^ mètres de M. Quartzite grenu à éclat gras dans la cassure, de nuances vertes et violacées, ayant une surface couverte d'un reste de l'anhydrite auquel

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il était adhérent, et semée de nombreux cristaux de pyrites de fer, qui se mon- trent aussi dans l'intérieur du fragment.

W 4-0, à 247^ mètres. Quartzite grenu, à éclat gras un peu terne dans la cassure, nuancé de vert et de violet, renfermant quelques pyrites.

il, de 2476 a 2480 mètres de M. Talc schisteux d'un vert clair, onctueux au toucher, avec veines irrégulières d'anliydrite blanc saccharoïde.

42, à 2482 mètres île M. Anhydrite blanc saccharoïde contenant do ]ietits noyaux irrcguliers de talc d'un gris verdàtre en paillettes agglomérées.

N" i3, de 2481 à 2487 mètres de M. Anhydrite grenu d'un blanc bleuâtre, non effer- vescent, contenant des cristaux d'anhydrite blanc lamelleux et des groupes de fragments de calcaire compacte, noirâtre, un peu bitumineux, effervescent et soluble dans l'acide chlorhydrique, qui semblent résulter de la dislocation de fragments plus gros.

]N° kk, à 2489 mètres de M. Anhydrite grenu, d'un gris bleuâtre, contenant des nodules irréguliers de talc, d'un blanc verdàtre en lamelles agglomérées, du quartz bleuâtre cristallisé, des nodules ramifiés de dolomie lamellaire blanchâtre et des rognons de sel gemme cristallisé, d'un jaune de miel, qui paraît avoir rempli des cavités géodiques, il s'est moulé sur les cristaux des autres substances.

N" 45, à 25o3 mètres de M. Anhydrite grenu d'un gris bleuâtre clair, à cassure esquil- leusc, ne donnant pas sur la langue de saveur salée.

46, à 25o5 mètres de M. Anhydrite grenu grisâtre, à cassure esquilleuse, sans saveur.

N" 4-7, de 2491 à 2624 mètres de M. Anhydrite d'un gris bleuâtre clair, à cassure esquil- leuse, non effervescent, sans saveur.

N" 48, à 2613 mètres de M. Anhydrite grenu, blanc, sans saveur, non effervescent, pré- sentant des traces de soufre, renfermant de petits fragments de calcaire compacte, noirâtre, un peu bitumineux, soluble dans l'acide chlorhydrique, comme au n°43.

1N° 49, de 2525 à 2665 mètres de M. Anhydrite grenu d'un gris verdàtre, donnant sur la langue une saveur salée, contenant des fragments de calcaire noir et de pe- tites cavités irrégulièros qu'on peut supposer jirovenir de la dissolution de petits nodules ramifiés de sel gemme.

IN° oO, à 2697 mètres de M. Calcaire compacte brun, à cassure esquilleuse, analogue aux fragments des n"' 43 et 48, renfermant des petits fdons et des veines irrégulières tl'anhydrite blanc grenu.

51, à 2G()8 mètres de M. Calcaire gris schistoïde grenu, très- effervescent, avec veines et petits fdons de spath calcaire blanc, et lamelles noirâtres. La masse et les veines se dissolvent très-rapidement dans l'acide chlorhy(lri<iue, et il ne reste dans l'acide que des |)aillettes de mica et de talc, des particules d'anhydrite et des grains de quartz hyalin.

N" 52, à 2708 mètres de M. Anhydrite blanc, grenu, sans saveur appiéciablc, renlernic dans le calcaire et contenant des fragments de calcaire compacte, noirâtre, analogues à ceux des n"' 43 et 48.

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53, à 3,717 mètres de I\l. Calcaire j^ris, cristallin, non seliisleux, livs-liuiUnirtu so- luble dans l'acide chlorhydrique.

N" 54, à 27 19 mètres de M. Calcaire d'un blanc grisâtre, cristallin, znnè.

55, à 2736 mètres de M. Schiste talqueux, verdâtre, avec nnances violacées.

N" 5(), à 2744 mètres de M. Quartz gi'enii schistoide. à feuillets couverts de talc jaunâtre.

N" 57, à 2799 mètres de M. Calcaire cristallin, grisâtre, un peu zone, mais non scliisleu\,

contenant des paillettes de mica et quelques pyrites, très-faciU'ment soluble dans

l'aride cldorliydrique.

58, à 2833 mètres de M. Calcaire schisteux, ;i veines alternatives de calcaire hlanc cristallin, et de schiste noir, contourné, brillant.

N" 59, à 2836 mètres de M. Calcaire schisteux, très-effervescent, à feuillets noirs et lui- sants, traversé ])ar des veines blanches de quartz hyalin et de calcaire spathique.

N" 60, à 2869 mètres de M. Anhydrite grisâtre, grenu.

N" 61, à 3334 mètres de M. Calcaire schisteux blanc, cristallin, à feuillets schisteux noirs, luisants, présentant des surfaces de glissement; très-effervescent, mais ne se désagrège pas complètement dans l'acide chlorhydrique.

!N° 62, entre 3334 et 4192 mètres de ]\I. Schiste gris très-qnartzeux, calcarifère, conte- nant des veinules d'anhydrite, intercalé dans les schistes.

N" 03, entre 3334 et ^ig^ mètres de I\I. Schiste talqueux verdâtre, très-quartzeux, cal- carifère, contenant des veinules d'anhydrite et quelques pyrites.

N" 64, entre 334o et 4 '92 mètres de M. Schiste calcarifère, d'un noir verdâtre, à feuil- lets brillants, un peu satinés.

N" 65, entre 334o et 4'92 mètres de M. Id., contenant des veines blanches de quartz et de spath calcaire.

66, entre 334o et 4i9''- mètres de M. Schiste calcarifère, d'un noir verdâtre, à feuil- lets ondulés, brillants, un peu satinés.

N" 67, à 4'9'- mètres de M. Schiste calcarifère, d'un gris noirâtre, à feuillets ondulés, brillants, un peu satinés.

[Intervalle de 1918 nièlres; sept numéros laissés en blanc.)

IN° 75, à 61 10 mètres de Bardonnkche (61 lo mètres de Modane (milieu du tunnel ). Cal- caire cristallin, gris, schistoïde, à feuillets ondulés d'un gris noirâtre, brillants, un peu satinés; il est très-effervescent, mais ne se désagrège pas complètement, et laisse un squelette cohérent mais friable.

N" 76, à 5900 mètres de B. (6320 mètres de M.). Calcaire cristallin, gris, sableux, avec veines de calcaire s])athique blanc; il est très-effervescent, et se désagrège com- plètement dans l'acide, en laissant des paillettes micacées et beaucoup de grains et de petits fragments anguleux de quartz hyalin blanc formant environ, d'après l'analyse de M. Moissenet, i4 pour 100 du poids total.

1N° 77, à 5889 mètres de B. (633t mètres de M.). Calcaire cristallin gris, sableux, à cas- sure esquillense, avec veines de calcaire s|)athique blanc et de quartz; Irès-effcr-

C. R., 1870, :<" Semestre. (T. LXXI, N" 1.) 3

( )

vescent; se dissout rapidement dans l'acide chlorhydrique, en laissant un résidu formé en grande partie de grains et de petits fragments anguleux de quartz.

78, à 585o mètres de B. (6870 de M.). Calcaire cristallin, gris, scliisteux, à surfaces micacées, très-effervescent; laisse un lésidu friable contenant du sable quartzeux qui forme environ 0.5 pour loo du poids total (M. Moissenet).

79, à 58oo mètres de E. (6420 mètres de M.). Calcaiie scliisteux, gris, cristallin, à surfaces luisantes, d'un gris noirâtre, très-effervcscenl; laisse un résidu com- posé en grande partie de grains de quartz.

80, à 5^00 mètres de B. (652o mètres de M.). Calcaire schisteux cristallin, gris, sableux, à feuillels contournés, à surfaces luisantes d'un gris noirâtre, un peu satinées, avec veines de quartz hyalin et de calcaire spathique blanc.

81, à 5'joo mètres de B. (657.0 mètres de M.). Calcaire schisteux, gris, cristallin, sableux, à feuillets d'un gris noirâtre, luisants, un peu satinés, très-effervescent.

82, à 565o mètres de B. (ôS^o mètres de M.). Schiste cilcarifère, noir, à surfaces luisantes, contournées, faiblement effervescent.

83, à 56oo mètres de B. (6620 mètres de M ). Schiste noir luisant, d'un éclat un jieu satiné, à feuillets ondulés, non effervescent.

84, à 555o mètres de B. (6670 mètres de M.). Schiste noir, à reflets verdàtres, à

feuillets ondulés, luisants, satinés, alternant avec de petites lentilles de quartz

blanc calcarifère. 85, à 5450 mètres de B. (6770 mètres de M.). Calcaire schisteux, gris, cristallin, à

feuillets micacés, traversé par des petits filons blancs de quartz hyalin et de spath

calcaire.

N" 86, à 5400 mètres de B. (6820 mètres de M.). Calcaire schisteux, gris, cristallin, sableux, à feuillets de schiste noir, luisant, satiné.

87, à 5370 mètres de B. (685o mètres de M.). Quartz et spath calcaire blanc, en veines dans le calcaire schisteux gris.

88, à 5341 mètres de B. (6879 mètres de M.). Calcaire schisteux, gris, cristallin, sableux, avec feuillets de schiste noir, satiné, luisant, traversé par des petits liions blancs de spath calcaire et de quartz. Il laisse dans l'acide un squelette cohé- rent qui raye le verre, et qui est composé en partie de petits grains de quartz blanc.

N" 89, à 533.3 mètres de B. (0897 mètres de M.). Calcaire cristallin, gris, sableux, très- effervescent; laisse un sijuelette cohérent qui raye le vci're et contient beaucoup de grains de quartz.

N" 90, à 5320 mètres de B. Calcaire gris, cristallin, schisloïde, â feuillets de schiste noir, luisant, satiné et de schiste talqueux. Il contient des veinr^s de quartz hyalin et de calcaire spathique blanc.

N" 91, à 5266 mètres de B. {%54 mètres de M.). Calcaire gris, cristallin, sableux, avec veines de spath calcaire blanc et de quartz hyalin.

N" 92, à 5197 mètres de B. (7028 mètres de M.). Id.

( '9 )

93, à 5173 mètres de B. (7047 mctres de M.). Calcaire schisteux, giis, ciistaliin, sableux, avec feuillets île schiste gris, nuance de vert, luisant et satiné.

94, à 5i66 mètres de B. (7054 mètres de M.). Calcaire schisteux, cristallin, gris, sableux, très-effervescent, avec feuillets de schiste noir, biillant, satiné, et veines blanches de spath calcaire et de quartz hyalin.

95, à 5i63 mètres de B. (7057 mètres de Bl.). Calcaire schisteux, giis, cristallin, sableux, à feuillets de schiste gris, luisant, satiné.

N" 90, à 5119 mètres de B. (7101 mètres de M.). Schiste noir luisant, à feuillets idu- tourncs, faiblement effervescent, passant, en quelcpics points au schiste talqueux, et contenant de grosses veines de quartz hyalin et de sjjalli calcaire blanc.

iN° 97, à 5i 12 mètres de 8.(7 108 mètres de M.). Calcaire schisteux giis, cristallin, sableux, à feuillets micacés avec veines talqueuses, contenant de grosses veines de quartz hyalin et de calcaire S[)athique blanc.

98, à 5ioo mètres de B. (7120 mètres de M.:. Schiste noir, luisant, satiné, calcari- fère, avec veines de quartz hyalin et de calcaire spalhique blanc.

99, à 5o5o mètres de B. (7170 mètres de M.). Calcaire sableux, cristallin, gris, schis- teux, à feuillets contournés de schiste noir luisant, contenant des veines de quartz hyalin et de spath calcaire blanc.

N" 100, à 5o43 mètres de B. (5177 mètres de M.). Calcaire un peu cristallin, gris, schis- teux, à feuillets noirs, brillants, satinés, très-effervescent; laisse dans l'acide un squelette un peu friable, mais rayant le verre, composé principalement de petits grains de quartz hyalin ayant l'apparence d'un grès. (De même que plu- sieurs des précédents, cet échantillon pourrait être désigné aussi bien comme grès calcarifère que comme calcaire cristallin.)

101, à 5027 mètres de B. (7193 mètres de BI.). Calcaire gris, sableux, cristallin, schisteux, à feuillets noirs luisants, avec veines de quartz hyalin et de calcaire spathique blanc.

N" 102, à 5oi8 mètres de B. (7202 mètres de M.). ' Calcaire gris, cristallin, schisteux, à feuillets de schiste noir luisant, très-effervescent ; laisse un squelette friable, composé principalement de schiste noir.

N" 103, à 5ooo mètres de B. (7220 mètres de M.). Schiste talqueux, calcarifèie, à feuillets luisants, ondulés; traversé par des veines de quartz hyalin et de spath calcaire blanc. Il est très-effervescent et laisse un squelette solide, rayant le verre; les grains de quartz y sont plus enveloppés que dans les calcaires schisteux.

N" 104-, à 4906 mètres de B. (73i4 mètres do M.). Calcaire schisteux, gris, silicifère,

cristallin, à feuillets d'aspect micacé ou talqueux. N" 105, à 490" mètres de_B. (7320 mètres de M.). Calcaire schisteux, gris, silicifère,

cristallin, à feuillets brillants, d'aspect micacé, avec veines blanches de quartz

hyalin et de spath calcaire. 106, à 4878 mètres de B. (7342 mètres de M.). Calcaire schisteux, gris, cristallin,

à feuillets noirs, contournés, luisants, avec veines blanches, de spath calcaire et

de quart: hyalin, et pyrites disséminées.

( 20 ) 107, à 48l>8 mètres du B. (^352 mètres de M.). Calcaire cristallin gris, schisteux, à feuillets d'un gris noirâtre, luisants, contournés, avec veines blanches de spath calcaire et de (|uartz hyalin, très-effervescent; laisse un squelette cohérent, com- ])0sé en grande ])arlie de particules de quartz liyalin.

N" 108, il 4855 mètres de B. ('j365 mètres de M.). Calcaire schisteux gris, cristallin, silicifère, à feuillets d'un noir verdàtre, d'apparence talqueuse, avec veines blanches de quartz hyalin et de spath calcaire.

109, il 4700 mètres de B. (^520 mètres de M.). Calcaire schisteux gris, cristallin, avec veines blanches de quartz hyalin et de spath calcaire, contenant de petites veines tal(]ueuses. Il est trés-eflervescent el laisse un squelette cohérent, siliceux.

110, à 4688 mètres de B. (7532 mètres de M.). Calcaire cristallin gris, silicifère, schisteux, à feuillets luisants d'un gris noirâtre, avec veines blanches de quartz hyalin et de calcaire.

111, à 4000 mètres de B. (8220 mètres de M.). Calcaire cristallin gris, schisteux, à feuillets contournés, noirâtres, à reflets talqueux, avec veines blanches de quartz hyalin et de spath calcaire blanc. Il est très-effervescent, et laisse dans l'acide chlorhydrique un squelette peu solide, contenant beaucoup de parties schisteuses et du quartz hyalin blanc, grenu ou fragmentaire.

IS" 112, il 35oo mètres de B. (8720 mètres de M.). Calcaire schisteux gris, cristallin, à feuillets noirs luisants. Il est très-effervescent, et laisse dans l'acide chlorhvdrique un squelette peu cohérent, contenant beaucoup de schiste noir et un peu de quartz hyalin blanc, grenu ou fragmentaire.

113, il 3ooo mètres de B. (9220 mètres de M.). Calcaire schisteux gris, cristallin, à feuillets noirs, luisants.

]N° ni, il 25oo mètres de B. (9720 mètres de M.). Id.

N" 115, entre 2200 et 2i4o mètres de B. (entre 10020 et 10080 mètres de M.). Id.

N" 116, entre igi6 et 1873 mètres de B. (entre io3o4 et io347 mètres de M.). Id., avec veines blanches de quartz hyalin et de spath calcaire.

117, entre 1873"', 60 et i825",5o de B. (entre io346'",4o et io394"',5o de M.).

Id., avec veines blanches de quartz hyalin et de spath calcaire i>résentant des traces de talc.

N" 118, entre 1825 et 178 j'", 60 de B. (entre loSgS et io435"',4o de M.). Id., avec jietits filons blancs de qiiarlz hyalin et de calcaire spalhi(|ue.

TU" 119, entre 1784"', 60 et i744"',5o de B. (entre io435"',4o et 10475"', 5o de M.). Calcaire gris, cristallin, schisteux, à feuillets ondulés d'un gris noirâtre, brillants, avec veines de quartz hyalin et de calcaire spathique blanc contenant du talc jaunâtre et de>. pyrites.

N" 120, entre 1744"', 5o et 1701 mètres de B. (entre io475'",5o et loSig mètres de M.).

Calcaire gris, cristallin, schisteux, à feuillets d'un gris noirâtre, brillants, (juel- <|uefois micacés, avec veines de quartz hyalin et <le calcaire spathicjue blanc.

N" 121, entre 1667'", 80 et iG23"',6o de B. (entre io552"',2oet io596"',4u Je ^l-)-