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HISTOIRE NATURELLE

DES INSECTES

TOME II

MÊME LIBRAIRIE

HISTOIRE NATURELLE

DES OISEAUX

PAR

FLORENT PREVOST

Aide-naturaliste de zoologie au Muséum d'histoire naturelle Chevalier de la Légion d'honneur

ET C.-L. LEMAIRE

Docteur en médecine

OISEAUX D'EUROPE | OISEAUX EXOTIQUES ENÈE avec 80 PLANCHES REPRÉSENTANT #00 SUJETS | 80 FLANCHES REPRESENTANT 400 SUJETS \ COLORIÉES D'APRÈS NATURE COLORIÉES D'APRÈS NATURE GRAVÉES SUR ACIER PAR PAUQUET | GRAVÉES SUR ACIER PAR PAUQUET 4 volume”grand in-8 | 4 volume grand in-8 Cart. en toile anglaise, non rogné. . . Sfr. | Cart. en toile anglaise, non rogné. . 28 fr. Demi-rel.chag., doréen tête, non rog. &@fr. | Demi-rel.chag., doréentête, non rog. &8@ tr.

De tous les êtres si nombreux et si divers qui composent le régime animal, les oiseaux sont peut-être ceux qui excitent au plus haut degré l'intérêt, l'admiration, et dans lesquels en effet la nature déploie, avec le plus de magnificence, l’éclat de ses richesses et leur inépuisable variété.

L'histoire des mœurs et les habitudes de ces oiseaux ne méritent pas moins d'attention que la beauté de leur plumage. Leurs émigrations, périodiques à travers de vastes continents, et souvent au delà de l’im- mensité des mers, pour aller chercher une nourriture plus abondante ou} fuir un changement de saison, la merveilleuse industrie qu’ils déploient dans la construction de leurs nids, l'instinct qui porte plusieurs d’entre! eux à se réunir en troupes nombreuses et à former une sorte de société, tandis que d’autres vivent par couples ou même entièrement solitaires une foule de particularités enfin, propres à chaque genre, rendent cette !| histoire aussi attrayante qu’instructive. |

Comme pour les Lépidoptères, nous avons consacré un volume aux | Oiseaux d'Europe et un second avec Oiseaux exotiques.

EEE PARIS. IMP. SIMON RAÇON ET COMP., RUE D'ERFURTH, 1

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be® HISTOIRE NATURELLE

LE

DES INSECTES

LEURS MŒURS, LEURS METAMORPHOSES ET LEUR CLASSIFICATION

TRAITÉE ELEMENTAIRE D'ENTOMOLOGIE

PAR

E. BLANCHARD

Membre de l'Institut Professeur-administrateur au Muséum d'histoire naturelle

AVEC 20 PLANCHES REPRÉSENTANT 248 FIGURES

TOME SECOND

PARIS LIBRAIRIE F. SAVY

2k, RUE HAUTEFEUILLE

: HISTOIRE DES INSECTES.

DIXIÈME TRIBU, LES PIMÉLIENS.

Les Coléoptères qui composent cette tribu reçurent au- trefois le nom de Mélasomes, pour indiquer qu'ils sont presque toujours de couleur noire. Il n’y a en effet qu'un petit nombre d’exceptions. Ces Piméliens offrent quelques ressemblances avec les insectes de la tribu précédente ; mais ils présentent aussi detrès-grandes différences : néanmoins ilest à peu près évident que les Carabiens n’offrent pas d’af- finités plus manifestes qu’avecles Piméliens, si ce n’est avec les Dyticiens, auxquels ils se lient étroitement. Les Pi- méliens offrent un ensemble parfaitement homogène, mais ils ne fournissent que des caractères bien peu tran- chés pour les distinguer de quelques-unes des tribus sui- vantes, principalement des Diapériens et des Hélopiens ; et cependant il serait difficile de réunir dans la même tribu des insectes qui s’éloignent beaucoup les uns des autres par plusieurs caractères assez importants. Il est à regret- ter que nous ne connaissions encore que très-peu les mé- tamorphoses des espèces de ces diverses tribus; car il n'est pas douteux qu’on en recueillerait des renseigne- ments propres à fixer les entomologistes sur la valeur des caractères des Piméliens, Diapériens et Hélopiens. Les premiers, pour la plupart, se distinguent des suivants par leurs mâchoires munies d’un onglet. C’est une différence

prononcée qui n'existe pas dans plusieurs cas. L’onglet 2: 1

2 HISTOIRE

paraît remplacé par des épines roides. II n’est pas rare, au reste, de voir disparaitre les caractères qui paraissent les mieux tranchés : les Carabides et les Cicindélides nous en ont déjà fourni un exemple.

Les Piméliens peuvent être encore reconnus à leur tête, qui n'est jamais rétrécie en arrière en forme de cou, à leurs antennes moniliformes ou un peu épaissies à l’extré- mité et insérées sous les prolongements latéraux de la tête, à leurs mandibules courtes à pointe bifide; enfin à leurs yeux oblongs et peu saillants, ainsi qu’à leurs tarses, dont l’avant-dernier article est entier.

Les Piméliens recherchent les endroits obscurs et évi- tent la lumière; ce qu'indique déjà leur couleur noire : on les trouve à terre, sous les pierres, dans les cavités des murailles ou du terrain. Leurs mouvements sont lents; ils paraissent marcher avec quelque difficulté. Ts vivent de détritus ou de matières en décomposition ; plusieurs d'entreeux fréquentent les bouses. Ces insectes sont surtout abondants sur les bords de la mer, dans les terrains im- prégnés de sel; les bords de la Méditerranée en fournis- sent la plus grande partie : on en retrouve encore sur di- vers autres points du globe, mais principalement au Chili, au Pérou, au Tucuman, dans ces régions désertes et sa- blonneuses.

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DES

INSECTES. 8

TABLEAU DES DIVISIONS

DE LA TRIBU DES PIMÉLIENS.

Fam. {. PIMELUDES,

Groupe 1. PIMÉLIITES.

Genre {. PIMÉLIA. Fabr.

Palpes à dernier article plus ou moins épais, mais non sécuriforme. Corps privé d’ailes sous les élytres.

Écusson très-distinct, Lèvre supé- rieure sans échancrure sensible. An- tennes ayant leur dernier article très- petit.

Jambes antérieures plus ou moins

(Pachyscelis, ete. Solier.)élargies et inermes, quelquefois ci-

Gre. 2. TRACHYDERMA. Lalr (Prionotheca, etc. Sol.)

Gre. 3. DIÉSIA. Fisch.

Gre. 4. PLATYOPE. Fisch. (Trigonoscelis. Sol.)

Gre. 5. STERNODES. Fisch. (Capnisia. Dej).

liées. Antennes courtes à articles très- grenus, le dernier presque impercep- tible.

.Jambes longues, grêles, sans dilata-

tion, mais très-hérissées. Antennes longues avec le dernier article pointu. Jambes antérieures très-peu élargies , longues et denticulées. Antennes gré- les, avec les trois derniers articles élargis et le dernier pointu.

Jambes antérieures élargies et dente- lées extérieurement. Tarses petits. Antennes ayant leurs derniers articles un peu globuleux.

Jambes antérieures simples, ciliées. Antennes grèles ; les deux derniers ar- ticles très-petits. Prosternum prolongé en forme de spatule sur le mésoster- num.

Gre. 6. CRYPTOCHILE. Latr. Jambes un peu élargies. Antennes ayant

leurs neuvième et dixième articles très-gros , le dernier presque imper- ceptible.

À HISTOIRE

Groupe 2°. ADESMITTES.

Genre 1. ÉPIPHYSA. * De).

Gre. 2. PHYSOSTERNA. SOL.

Gre. 3. MÉGAGÉNIE. SOL.

Gre. 4. ADESMIA. Fisck.

Gre 5. PHYSOGASTER. GUer.

Groupe 3. PRAOCITES.

Genre 1. PxAOGIS. EÆsChs.

Écusson cäché. Pattes postérieures ordinairement très-longues.

Tarses courts à articles élargis. Pattes postérieures à peine plus longues que les autres. Corselet très-court. Élytres orbiculaires.

Tarses étroits. Pattes postérieures très-longues. Les cuisses très-épaisses. Corselet très-court et très-large.

Pattes postérieures très-longues. Les cuisses peu épaisses. Corselet presque aussi long que large. Labre caché. Bord antérieur de la tête trilobé.

Pattes postérieures très-longues; les cuisses peu épaisses. Corselet médio- crement large. Labre très-apparent. Bord antérieur de la tête droit. An- tennes ayant leurs derniers articles courts et larges.

Pattes postérieures assez longues et assez grêles. Corselet médiocrement large. Labre très-apparent. Antennes ayant leurs derniers articles assez al- longés et presque aussi grêles que les précédents.

Écusson distinct. Lèvre supérieure très-échancrée. Antennes ayant leur dernier article aussi grand que le pre- mier.

Jambes antérieures élargies et eréne-

(Anthrasomus, etc. Sol.) lées extérieurement. Prosternum non

Gre. 2. CALYMMAPHORE, SOL.

Gre. 3. EURYGONE. Cast.

saillant. Corps bombé. Corselet à an- gles plus ou moins arrondis.

Jambes antérieures élargies et eréne- lées extérieurement. Prosternum for- mant une mentonnière au-devant de la bouche. Corselet capuchonné.

Jambes antérieures épineuses. Corps

+ DES

(Aulacus. Gray).

Gre. 4. ARCTYLE. Sol.

Gre. 5. COELUS. Eschs.

Groupe 4. ÉRODIITES.

Genre 1. ÉRODIE. Fabr. (Diodontus, etc. Sol).

Gre. 2. LEPTONYCHE. CAev.

Gre. 3. CALOGNATHE. GUer.

Gre. 4. zornosis. L@tr.

Groupe 5. MOLURITES.

Genre 1. MOLCRIS. Latr.

Gre. 2. TRACHYNOTE, Lalr.

INSECTES. S

hémisphérique. Élytres prolongées en une petite queue.

Jambes peu élargies, fortement den- telées extérieurement. Corselet à an- gles très-aigus.

Jambes grêles , les antérieures munies à l'extrémité de trois épines lamel- leuses; les autres de deux. Corps bombé.

Écusson non distinct. Pattes posté- rieures courtes. Mâchoires très-ciliées, sans onglet apparent.

Jambes antérieures fortement biden- tées. Antennes épaisses et courtes, ayant leur dernier article presque im- perceptible. Mandibules bidentées. Jambes antérieures fortement biden- tées. Antennes ayant leurs deux der- niers articles soudés, formant une pe- tite massue oblongue. Mandibules bi- dentées.

Jambes antérieures grêles, faiblement multidentées. Antennes ayant leur dixième article globuleux , le dernier très-petit. Mandibules plus longues que la tête, crochues à l'extrémité. Jambes grêles, ciliées. Antennes assez longues , à dernier article ovalaire. Écusson caché. Pattes postérieures aussi courtes que les autres. Lèvre supérieure entière. Antennes assez longues , peu renflées à l'extrémité. Antennes grêles, au moins aussi Hn- gues que la tête et le corselet réunis. Écusson entièrement caché. Corps plus moins convexe.

Antennes grêles aussi longues que la L,

HISTOIRE

Gre.3. LEPTODES. SOL.

Gre. 4. SÉPIDIE. Fabr.

Gre. 5. CYRTODERES. Sol.

Groupe 6. AKISITES.

Genre {. EURYCHORA. Fabr. (Pogonobasis. Sol.)

Gre. 2. ARIS. Fabr. (Morica. Sol.)

Gre. 3. ÉLÉNOPHORE. Lalr.

tête et le corselet réunis. Écusson un peu distinct. Corps allongé, peu con- vexe.

Antennes longues, grêles dans toute leur longueur. Palpes à dernier article cylindrique. Corselet globuleux. Cuis- ses renflées vers l’extrémité.

Antennes épaisses et ciliées dans toute leur longueur avec le dernier ar- ticle petit. Corselet prolongé en capu- chon au-dessus de la tête et unilobé de chaque côté. Palpes à dernier ar- ticle court et renflé.

Antennes grêles, avec leur dernier article globuleux. Corselet étroit, à peine avancé au-dessus de la tête.

Écusson distinct. Labre entier. An- tennes ayant leur dernier article plus petit ou aussi petit que le précédent. Mâchoires munies d’un onglet corné bien distinct.

Antennes épaisses dans toute leur lon- gueur, paraissant n'avoir que dix ar- ticles , le dernier imperceptible. Men- ton large, très-échancré et relevé sur les côtés.

Antennes aussi longues que la tête et le corselet réunis, ayant leurs trois derniers articles très-petits. Menton très-grand, un peu échancré. Corselet échancré en avant et relevé sur les côtés.

Antennes plus longues que la tête et le corselet réunis, celui-ci étroit, ar- rondi. Menton grand, un peu échan- cré, offrant une double gibbosité dans son milieu. Pattes très-longues.

DES

Gre. 4. CACICUS. Sol.

Gre. 5. MELAPHORE. GUer.

Gre.6. EVANYOSOME. Guer.

Gre.7.TAGENIA, Lalr.

Gre. 8. ADELOSTOMA. Dup.

Gre. 9. AMMOPHORE. Guer.

Gre 10. PSAMMÉTICHUS, Latr.

Gre. 11. nycrororis. EsCchs.

Gre. 12. PLATYHOLME. * SOL.

INSECTES, 7

Antennes aussi longues que la tête et le corselet réunis. Menton très-large creusé au milieu et relevé en crête, Corselet arrondi très-convexe. Antennes longues, presque cylindri- ques, à dernier article arrondi. Menton assez large, un peu échancré. Corselet assez étroit, convexe.

Antennes longues, presque cylindri- ques, à dernier article pointu. Menton assez large, bidenté. Corselet étroit, gibheux. Antennes épaisses, grenues, plus cour- tes que la tête et le corselet réunis, à dernier article court et tronqué. Menton étroit, échancré. Corps long et étroit.

Antennes n’ayant que dix articles dis- tincts, le dixième très-grand, tron- qué, et le onzième caché dans le pré- cédent. Menton large. Corselet pres- que carré.

Antennes assez courtes, grenues , el épaisses dans toute leur longueur, ayant leurs derniers articles un peu plusélargis. Menton très-pelit, laissant les mâchoires à découvert. Corselet presque carré.

Antennes épaisses, ayant leur dernier article très-court, aussi étroit que les précédents. Menton large. Corse- let un peu cordiforme.

Antennes un peu épaissies ‘de la base à l'extrémité, avec les derniers arti- cles égaux, un peu globuleux. Men- ton peu large, presque carré. Corse- let un peu rétréci postérieurement.

Antennes fortement élargies de la base

Gre. 13. SCOTOBIE. Germ.

HISTOIRE

à l’extrémité, avec le dernier artiele, le plus gros de tous. Menton laissant la base des mâchoires à découvert. Corselet un peu atténué antérieure- ment.

Antennes courtes et grenues, à peine

élargies vers l'extrémité. Menton très-

Gre. 14. EMALODERA. * Blanch.

Groupe 7. SCAURITES.

Genre 1. SCAURE. Fabr.

Gre, 2. HERPISCIE. SOL.

Gre. 3. CÉPHALOSTÈNE. S0/.

Groupe 8. TENTYRIITES.

Genre {. MESOSTENA. Eschs.

petit, sans échancrure, laissant les mâchoires à découvert. Corselet large rebordé latéralement.

Antennes médiocrement larges, et un peu aplaties, très-sensiblement élar- gies vers l'extrémité. Menton très- petit. Corselet plat, un peu échancré en avant, à peine rebordé latéralement. Écusson distinct. Labre entier. Anten- nes ayant leur dernier article pluslong que le précédent. Mächoires très-ci- liées, sans onglet bien distinct. Menton très-petit, laissant la lèvre et les mâ- choires à découvert.

Antennes à dernier article cylindrique, plus long que les deux précédents réunis. Tête assez courte.

Antennes ayant leur dernier article plus long que les deux précédents réunis. Tête assez longue. Dernier ar- ticle des palpes élargi vers le bout. Antennes à° dernier article ovale, pointu , moins long que les deux pré- cédents réunis. Tête plus longue que le corselet. Dernier article des palpes à peine élargi.

Écusson distinct. Labre caché. Mà- choires munies d’un onglet très-sail- lant.

Corselet globuleux, très-sensiblement rétréci postérieurement.

DES

Gre. 2. TENTYRIA Zatr.

Gre. 3. HEGETER, Lalr.

Groupe 9. NYCTÉLIITES.

Genre 1. CALLYNTRA. Sol. (Psectrascelis, etc. Sol.)

Gre,. 2. NYCTELIA. Latr.

Gre. 3. GYRIOSOMA. GET,

Fam. 2. BLAPSIDES,

Groupe 1. COSSYPHITES,

Gre. {. cossyrue. Fabr.

Gre. 2. HELÆUS. Kirby.

Gre. 3. CILIBE, Latr. Groupe 2. ASIDITES.

Genre {. AsiDA, Lalr.

INSECTES, 9

Corselet plus ou moins élargi, arrondi en arrière, formant toujours un étran- glement à la jonction des élytres. Corselet assez large, presque plan et carré avec les angles postérieurs saillants , se joignant intimement avec les élytres.

Écusson peu ou point apparent. La- bre échancré très-distinct, Mâchoires munies d’un onglet très-saillant. Men- ton large, recouvrant les mâchoires. Jambes antérieures mutiques exté- rieurement. Labre étroit, plus long que large. Corps oblong.

Jambes antérieures munies extérieu- rement d’une forte dent.

Jambes antérieures mutiques extérieu- rement. Labre beaucoup plus large que long. Corps très-large.

Palpes maxillaires à dernier article sé- curiforme. Corps privé d’ailes sous les élytres.

Menton assez étroit, laissant à décou- vert la base des mâchoires. Bord an- térieur de la tête droit. Corselet très- large formant un large rebord cou- vrant souvent la tête.

Corselet arrondi antérieurement, re- couvrant totalement la tête.

Corselet ayant ses angles antérieurs prolongés, de manière à entourer complétement la tête.

Corselet échancré en avant, laissant la tête entièrement dégagée.

Menton très-large, cachant la base des mâchoires.

Pattes de moyenne longueur, avec les

10 HISTOIRE

Gre. 2. PÉLÉCYPHORE. Sol.

Gre. 3. SCOTINE. Airby.

Gre. 4. MACHLA. Herbst.

Gre. 5. DICÉRODÈRES. Solier.

(Prosomences* Dej.)

Gre. 6. ZOPHÈRE. Gray.

Gre 7. NOSODERMA, Solier.

Gre. 8. HETEROSCELIS. ZLatr.

Groupe 3. BLAPSITES.

jambes un peu aplaties. Antennes de la longueur du corselet avec les der- niers articles aplatis, l’avant-dernier très-large. é

Pattes moyennes, avec le dernier ar- ticle des tarses plus long que les pré- cédents réunis, Antennes un peu élar- gies à l’extrémité. Palpes à dernier ar- ticle très-large.

Pattes longues et grêles. Antennes à derniers articles globuleux. Lèvre infé- rieure étroite à la base, très-évasée au sommet.

Pattes courtes et épaisses avec les jambes arrondies. Antennes plus cour- tes que le corselet , à articles globu- leux, les trois derniers formant une petite massue. Corselet rebordé.

Pattes moyennes assez grêles. Anten- nes plus longues que la tête et le cor- selet réunis, grêles, avec les trois der- niers articles formant une massue globuleuse.

Pattes très-épaisses avec les tarses très-cylindriques. Antennes très-épais- ses, plus courtes que la tête, avec les trois derniers articles larges et tron- qués. Corps long et convexe.

Pattes moyennes avec les tarses ci- liés. Antennes une fois plus longues que la tête, avec les deux derniers ar- ticles presque confondus ensemble et formant une petite massue. Corps long, parallèle, plan.

Paites fortes, les jambes bidentées ex- térieurement, finement crénelées en dedans.

Menton étroit, laissant à découvert la

DES

Genre 1. GONOPE, ZLalr.

Greé.2. PÉTROBIE, Brul, (Gnaptlor. Dej.)

Gre. 3. BLAPS. Fabr.

Gre. 4. NYCTÉROPE. Xlug.

Gre. 5. ÉLÉODES. Eschs.

Gre. 6. NYCTERINUS. ÆscAs.

Gre. 7. MISOLAMPE. Lalr.

Gre. 8. HÉLIOFUGE. Guer.

Gre. 9. HÉGÉMONA. Cast. (Eucamptus. Dej).

Gre. 10. SPHOEROTE. ZLa/r.

INSECTES. {1

base des mâchoires. Bord antérieur de la tête droit.

Cuisses antérieures dentées. Jambes épineuses. Corps large.

Jambes prolongées au delà de linser- tion des tarses. Corps très-massif.

Cuisses canaliculées en dessus. Jam- bes simples. Antennes assez courtes, à dernier article globuleux. Corps acu- miné postérieurement.

Pattes simples. Antennes ayant leurs derniers articles fortement élargis. Corselet très-étroit, acuminé posté- rieurement. Corselet cylindrique, très- long.

Pattes simples ordinairement. Anten- nes à derniers articles globuleux. Corps étroit, allongé, un peu acuminé. Pattes simples. Antennes à derniers articles très-longs. Corps oblong, ar- rondi à l'extrémité,

Pattes simples, longues et grêles. An- tennes assez longues, un peu élargies vers l'extrémité; le dernier article oblong. Corps épais. Corselet presque sphérique.

Pattes simples, grêles. Antennes assez fortement aplaties à partir du sixième article. Corselet convexe, un peu dé- primé sur les côtés et beaucoup plus étroit que les élytres.

Pattes simples. Antennes presque fili- formes, plus longues que la moitié du corps. Corselet presque carré. Élytres très-convexes.

Pattes longues et grèles avec les jam- bes antérieures un peu arquées. An-

an

i2

Gre. 11. CHALCÉODÈME. * Blanch.

HISTOIRE

tennes longues, peu élargies vers le | bout. Corselet très-convexe, beaucoup plus étroit que les élytres.

Pattes simples, assez longues. Tarses à avant-dernier article très-prolongé en dedans. Antennes un peu épaissies vers le bout, à dernier article ovoide, Corselet très-large, peu convexe, à an- gles saillants.

Gre. 12. zopmius. De Brème.Pattes simples. Antennes un peu élar-

gies vers l'extrémité, à articles Coni- ques, le dernier arrondi. Corselet ar- rondi.

Gre. 13. ACANTHOMÉRA. Latr.Cuisses antérieures munies d’une

Gre. 14. ACANTHOPE. Latr.

Gre, 15. oxuRA. Kirby.

Groupe 3. PÉDINITES.

Gre. 1.ISOCÈRE. Latr.

Gre. 2. EURYNOTE. Kir0Y.

Gre. 3. PLATYKOTE. F'abr.

pointe aiguë. Jambes simples. Anten- nes longues, légèrement épaissies vers extrémité. Corselet court, un peu convexe.

Cuisses antérieures munies d’une pointe aigue. Jambes simples. Anten- nes médiocrement longues, un peu épaissies vers le bout. Corselet une fois plus large que long.

Pattes simples. Antennes gréles à ar- ticles longs, cylindriques, les trois derniers seuls très-renflés. Élytres ter- minées en pointe aigué.

Menton petit, laissant la base des mà- choires à découvert. Bord antérieur de la tête échancré.

Antennes presque filiformes. Jambes antérieures élargies et comprimées. Corps convexe.

Antennes ayant leurs trois derniers articles un peu plus longs et plus ar- rondis que les précédents. Pattes sim- ples. Corselet très-large.

Antennes un peu épaissies vers le

DES INSECTES. 13

(Pseudoblaps, Guér.)

Gre. 4. PLATYSCÉLIS. Lalr.

Gre. 5. oNCOTE. * Dej.

Gre. 6. BLACODFS. * Dej.

Gre. 7. COEDIUS. * Dej.

Gre. 8. PÉDINE. Latr. .

Gre. 9. HÉLIOPHILE. Lalr.

Gre. 10. DENDARE. Lalr.

Gre. 11. PHILAX. Dej.

Gre. 12. EULABIS. Eschs.

bout, à derniers articles très-courts. Pattes simples. Corps épais. Corselet très-large, rebordé.

Antennes grèles, à derniers articles globuleux. Jambes antérieures pro- longées en dent obtuse extérieurement. Corps ovale convexe.

Antennes très-grèles, épaissies vers l'extrémité avec les derniers articles globuleux. Jambes antérieures élar- gies, prolongées en dent extérieure- ment,

Antennes courtes avec les cinq der- niers articles larges, et comprimées. Jambes très-élargies et crénelées. Corps court et massif,

Antennes ayant les cinq derniers arti- cles larges et comprimés. Jambes peu élargies , non crénelées. Corps ovale.

Antennes grêles, presque filiformes. Jambes peu élargies. Cuisses renflées. Corselet plan, plus large que les ély- tres.

Antennes très-moniliformes. Jambes antérieures très-élargies à l'extrémité. Corselet large.

Antennes très-moniliformes , * nulle- ment épaissies vers le bout. Jambes antérieures à peine élargies, un peu courbées. Corps oblong.

Antennes à derniers articles globu- leux. Jambes un peu élargies. Corps plan, parallèle.

Antennes très-grenues avec le dernier article le plus gros de tous. Jambes grêles. Corselet échancré en avant, à bords un peu relevés.

2

#

14 HISTOIRE

Gre. 13. BLAPSTINE. Latr.

Antennes épaissies graduellement vers | le bout, avec les derniers articles glo- buleux. Corselet presque carré. Tar- ses antérieurs des mâles dilatés.

Gre. 14. PACHYPTÈRE. * So/.Antennes très-moniliformes, à peine

Famille 3. TÉNÉBRIONIDES. Groupe 1. OPATRITES.

Gre. 1. OPATRINUS. LaAtr.

Genre. 2. CRYPTICUS. Latr.

Gre 3. EPILASIUM. * Dej.

Gre. 4. OPATRE. Fabr. (Sclerum , * Dej).

Gre. 5. LEICHENUM. * De).

Gre, 6. MICROZOUM. * De).

épaissies vers le bout: Jambes anté- rieures grêles, munies d’une dent extérieurement avant leur extrémité. Corps long épais.

Palpes à dernier article sécuriforme. Corps pourvu d’ailes sous les élytres. Antennes à peine élargies vers l’extré- mité.

Antennes un peu épaissies graduel- lement vers l'extrémité. Jambes sim- ples. Corps plan. Corselet large, un peu rebordé.

Antennes grêles, à articles un peu co- niques. Corps un peu convexe.

Antennes un peu épaissies graduelle- ment vers l'extrémité. Corps large ovalaire. Jambes antérieures élargies à l’extrémité.

Antennes courtes, à articles très-gre- nus. Corps plan. Jambes antérieures grêles.

Antennes terminées en massue, les trois derniers articles étant larges et épais. Jambes antérieures fortement dentées.

Antennes fortement épaissies à partir du sixième article. Jambes antérieu- res extrêmement larges, ayant une grande dent au côté externe.

Groupe 2. HÉTÉROTARSITES.Antennes moniliformes. Tarses anté

rieurs et intermédiaires n’ayant que quatre articles bien distincts, et les postérieurs trois.

DES

LE

Genre 1. HÉTÉROTARSE. Lalr.

INSECTES. 15

Groupe 3. CHIROSCÉLITES. Antennes à articles globuleux, les

deux derniers formant une petite massue globuleuse,

Gre. t. cmirosceus. ZLamk.Jambes antérieures élargieset dentées. Groupe 4. TÉNÉBRIONITES.Antennes épaissies vers l'extrémité.

Genre 1. zopnoBas. * De).

Gre. 2. NYCTOBATES. GUCT.

(Iphtinus, Lei.)

Gre. 3. uris. Fabr.

Gre. 4. TÉNÉBRION. Lin.

Gre. 5. CALCAR. ZLatr.

Gre. 6. BoRoS. Herbst.

Antennes graduellement épaissies vers l'extrémité, le dernier article plus gros que les autres. Corselet arrondi. Ély- tres oblongues.

Antennes épaissies à partir du sixième article, tous les suivants lenticulaires. Corps presque carré. Élytres ovales.

Antennes assez brusquement élargies à partir du septième article. Corselet plus long que large.

Antennes à derniers articles globuleux. Corselet plus large que long. Corps parallèle, plan.

Antennes ayant ‘leurs quatre derniers articles très-globuleux. Corps cylin- drique. Corselet en carré long.

Antennes petites, ayant leursneuvième et dixième articles beaucoup plus élargis que les autres. Corselet ovale. Tête rétrécie en arrière.

Gre.7 ARTHRODACTYLA. Klug.Antennes peu épaissies vers l’extré-

Gre. 8. DOLICHODÈRE. Xlug.

Groupe 5. PYTHITES.

Genre 1. PYru0. Fabr.

mité, le dernier article oblong. Corselet en carré allongé. Élytres planes. Antennes ayant leurs quatre derniers articles fortement élargis. Corselet large convexe, Élytres rétrécies posté- rieurement.

Menton petit, ne cachant pas la lan- guette. Corps très-aplati. Antennes filiformes ou dentées à l'extrémité.

Tôte arrondie. Antennes presque fili-

16 HISTOIRE

Gre. 2. CATAPIESTUS. Perty. (Plateia, Cast.)

Groupe 6. ÉPITRAGITES.

Genre 1. IMATISME. * De).

Gre. 2. ÉPITRAGUE. Latr.

Gre. 3. GÉOBORE. * Dej.

Groupe 7. MONOMMITES.

Genre 1. MoNoMmA. Klug.

Groupe 8. ULOMITES. Gre. 1. HYPOPHLÉE, Fabr.

Gre. 2. ULOMA. Cast.

Gre. 3, Toxicum. Latr.

formes, à dernier article ovalaire. Cuis- _

ses mutiques. Jambes droites.

Tête presque carrée. Antennes com- primées, un peu en dents de scie et élargies vers l’extrémité, Cuisses an- térieures uni-épineuses, Jambes ar- quées. Menton grand, recouvrant en entier la languette. Corselet sans sillons. An- tennes dentées à l’extrémité.

Corps oblong. Antennes à articles:cy- lindriques jusqu’à l’extrémité.

Corps naviculaire. Antennes avec les quatre ou cinq derniers articles élar- gis.

Corps assez large, ovoide. Antennes avec leurs derniers articles élargis et en dents de scie, le dernier ovoïde. Menton petit. Corps court, un peu naviculaire. Corselet présentant en dessous de profonds sillons semi-cir- culaires, dans lesquels se logent les antennes.

Antennes ayant leurs trois dernier articles élargis.

Antennes un peu perfoliées.

Corps étroit, linéaire. Antennes per- foliées dans toute leur longueur. Corpslarge, plan. Têtesouvent cornue dansles mâles. Antennes dilatées seu- lement à partir du article. Corps cylindrique. Tête bicornue dans les mâles. Antennes grèêles avec leurs quatre derniers articles fortement élargis.

Groupe 9. PHRÉNAPATITES.Antennes moniliformes. Menton ne

couvrant pas les mâchoires, presque

PER

DES INSECTES, 17 carré, trilobé en avant. Galette des mâchoires très-longue, lancéolée. Mandibules dentées, aussi longues que la tête.

Genre 1. parÉNaPaTEs. Airby.Antennes ayant leurs trois derniers articles plus gros que les précédents. ‘Tête cornue.

La première famille des Piméliens est celle des Pimé- liides ; elle est composée en général d'insectes d’assez forte taille, dont la couleur est presque toujours noire. Les Pimé- liides habitent les régions chaudes, sablonneuses , arides ; ils sont abondants sur les bords de la Méditerranée, princi- palement en Orient ; les parties méridionales de l'Afrique ont aussi des représentants de cette famille, ainsi que les contrées arides de l'Amérique méridionale, comme le Tu- cuman, le Chili, le Pérou.

Cette famille peut être subdivisée en plusieurs groupes.

_Un entomologiste en a même proposé un assez grand nombre (1); mais nous ne les adoptons pas tous, quelques- uns d’entre eux nous ayant paru ne pas offrir de carac- tères suffisants.

Pour nous les Piméliides sont divisés en neuf groupes. Le premier, celui des PrmÉLIITES, est l’un des plus nombreux ; car le genre Pimelia renferme une quantité d’espèces très- considérable. Tous les Coléoptères de ce genre ont une forme courte, arrondie ; ils sont épais et pourvus de pat- tes assez longues.

L'espèce que nous considérons comme typique, parce qu'elle est commune dans le midi de la France, est la Pi- mélie à deux points (Pimelia bipunctata) (PI. 9, fig. 7).

(1) Voyez Solier, Essai sur les Collaptérides. Annales de la sociélé en- tomol. de France. »

18 HISTOIRE

Le genre Trachyderme se compose de quelques espèces africaines (7. hispida. Fab. du Sénégal, ete.)

Les Diésies, Platyopes , Sternodes habitent la Russie méridionale, la Sibérie ; ils sont peu nombreux en espèces.

Les Cryptochiles sont de petits Piméliites, souvent d’une couleur grisätre, avec des côtes sur les élytres : ils parais- sent propres au cap de Bonne-Espérance.

Les ADESMIITES s’éloignent très-peu des précédents. La longueur des pattes postérieures de la plupart d’entre eux leur donne toutefois un aspect un peu différent,

Le genre Épiphysa, remarquable par son corselet très- court, avec ses élytres comme bossues, ne renferme encore qu’une seule espèce du cap de Bonne-Espérance (Æ. fla- vicollis, Fab.)

Les Physosternes habitent le même pays.

La seule espèce encore décrite du genre Mégasénie (Megagenius Frioli, Sol.) se trouve en Barbarie.

Les Adesmies proprement dites sont presque toutes Afri- caines; quelques-unes se trouvent aussi en Orient,

Les Physogasters sont d’assez petite taille et propres au Chili et au Tucuman ; leurs élytres sont très-gibheuses.

Les PRAOCITES sont tous habitants du Chili et du Tucu- man : leur taille est médiocre ; leur forme est plus ou moins orbiculaire, ou oblongue, plus ou moins convexe, en gé- néral d’une couleur bronzée: nous ne connaissons pas leurs. habitudes, et il n'y a rien de particulier à mentionner sur la structure particulière des divers genres de ce groupe.

Les ÉRODIITES, qui formentun quatrième groupe parmi les Piméliides, sont abondants en espèces dans l’Europe méridionale , FOrient et Afrique.

Les Érodies ( Erodius) sont très-gibbeux ; leurs élytres offrent presque toujours des côtes dont l'épaisseur varie

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DES INSECTES, 19

non-seulement suivant les espèces , mais aussi suivant les individus ; ce qui a jeté de grandes perturbations dans les distinctions spécifiques. L'Érodie bossu (Æ£.gibbus, Fab.), qui est d’un noir assez brillant avec de faibles côtes sur les élytres, peut être considéré comme le type du genre : il est commun dans le midi de l’Europe et en Barbarie.

Ona décrit deux espèces de Leptonyche (Leptonychus), l'une et l’autre du Sénégal,

Le genre Calognathus a été établi sur une seule espèce (C.Chevrolalii, Guér.) du cap de Bonne-Espérance, espèce fort remarquable par ses mandibules saillantes comme chez les Lucanes, et ses tarses ciliés et munis de crochets extré- mement longs.

Les Zophosis constituent un genre nombreux en espèces, d'assez petite tailleen général et de forme elliptique, peu convexe. Les Zophosis habitent l’Europe méridionale et surtout l'Afrique.

Les MOLURITES renferment des insectes d’aspect assez varié, quoique très-semblables sous le rapport des caractè- res zoologiques.

Ees Moluris sont tous propres au cap de Bonne-Espé- rance; la plupart sont extrêmement convexes, (type #. striata, Fabr.); mais il y a aussi plusieurs espèces qui sont d’une forme oblongue, offrant cependant tout à fait les mêmes caractères.

Les Trachynotes habitent le même pays; ils se font remarquer par des rugosités sur le corselet et les élytres.

Nous ne connaissons qu’un seul Leptode de la Géorgie. (L. Boisduvalii, Sol.) .

Les Sépidies (Sepidium) se trouvent dans le midi de l'Europe et en Orient; leur corselet présente une éminence qui s'avance un peu sur Ja tête en forme de capuchon;

20 HISTOIRE

c'est un caractère qui les fait reconnaître au premier abord.

Les Cyriodères, dont les antennes sont fort grêles, habitent l'Afrique.

Le sixième groupe des Piméliites est celui des Akisr- TES ; C’est un des plus étendus de la famille et l’un de ceux chez lesquels on observe des formes très-différentes.

Les Eurychores, tous d'Afrique et d'Orient, paraissent très-singuliers à raison de la forme évasée de leur corse- let.

Les Akis constituent un genre assez étendu , composé de Coléoptères d’un noir brillant : le type, l’Akis ponctué (Akis punctata, Thunb.), long de quinze à dix-huit mil- limètres, ayant quelques rides sur les élytres et une ran- gée latérale de points élevés, est commun dans le midi de la France.

Le seul Élénophore connu (E. collaris, Fab.) se trouve dans les mêmes localités.

Le genre Cacicus est représenté aussi par une seule espèce du Tucuman. ( C.)

Les Mélaphores et les Évanyosomes sont d’élégants pe- tits Coléoptères du Chili (1).

Les Tagénies, répandues particulièrement dans le midi de l'Europe, ont un corps grêle et une taille assez minime. (T. filiformis, Fab.)

Les Adélostomes leur ressemblent; mais leur forme est plus carrée; et ils se font remarquer par des sillons (A4. sulcatum, Dup.)

Les Ammophores etles Psammétiques sont particuliers au Chili.

Les Nyctoporis ont été trouvés seulement en Californie

(1) Voy. Guérin, Magasin de Zoologie, 1824.

DES INSECTES. 21

et les Plathyolmus dans l'Amérique méridionale centrale,

Les Scotobies se trouvent en diverses parties de lAmé- _ rique méridionale ; leurs élytres sont rugueuses ou sillon- nées.

Enfin les Émalodères ont été trouvés dans la Colombie et au Pérou (1).

Les scAURITES forment un groupe très-limité.

Les Scaures (Scaurus ) sont communs dans le midi de l'Europe et en Barbarie.

Le Scaure triste(S. {ristis, Fabr. ) est le type du genre.

Le genre Herpiscie est établi sur une seule espèce du cap de Bonne-Espérance, et celui de Céphalostène sur deux espèces de la Grèce et de l'Asie Mineure (2).

Les TENTYRIITES sont des Coléoptères presque toujours d’un noir brillant, de moyenne taille et étroits. M. So- lier a formé dans ce groupe une longue série de gen- res, que nous regardons comme de simples divisions du genre Tentyria, tant ils reposent sur des caractères peu _tranchés.

Les Tentyries sont abondants dans le midi de l’Europe et en Orient ; leurs espèces très-multipliées sont fort diffi- ciles à distinguer.

Les Mésostènes, très-voisins des précédents, habitent aussi l'Orient.

Les Hégéters se trouvent aux îles Canaries (Æ. striu- tus, Latr. etc.)

Les NYCTÉLIITES peuvent compter parmi les plus jolis Piméliides ; ils ont des côtes et quelquefois certain duvet qui leur donne un aspect agréable. Ce sont des habitants du Chili, du Tucuman et de la Patagonie.

(1) Voy. Blanchard, Voy. d’Orbigny. Insectes. (2) Voy. Solier, Annales de la Société Entomologique de France, ! 838.

0

29 HISTOIRE

si si

Les Gyriosomes ont une forme beaucoup plus large que les Nyctélies etles Callyntras.

Notreseconde famille des Piméliens, celle des BLAPSIDES, est moins étendue que la précédente: nous la divisons seu- lement en quatre groupes : les COSSYPHITES, ASIDITES, BLAPSITES €t PÉDINITES.

Les premiers sont des insectes très-singuliers qui offrent des rapports très-marqués avec les insectes sui- vants, mais qui néanmoins ne se placent pas d’une manière heureuse entre les Nyctéliites et les Asidites. Le genre Cossyphe renferme une assez longue série d’es- pèces propres au midi de l’Europe et à l'Afrique. Leur cor- selet très-développé et leurs élytres formant un large re- bord latéral leur donnent un aspect très-particulier. Le type est le C. Hoffmanseggii, Latr., du Portugal.

Les Helæus et Cilibe paraissent propres à la Nouvelle Hollande (1).

Les AsipiTes, le plus souvent, courent à terre dans les chemins, dans les endroits poudreux ; leur couleur est en général analogue à celle de la poussière.

Les Asides forment un genre nombreux en espèces, qui habitent surtout l'Europe méridionale et la Barbarie. On trouve aux environs de Paris l’Aside grise ( Asida grisea, Fabr.), longue de huit à neuf millimètres, grisâtre, avec quatre lignes élevées et sinueuses sur les élytres.

Les Machlas, remarquables par les rebords épais de leur corselet, sont du cap de Bonne-Espérance, de même que les Hétéroscélis.

Les Pélécyphores, très-voisins des vraies Asides, sont tous mexicains.

ie Voy. pour ce groupe, de Brème, Monographie des Cossyphides, Pa- ris, 1842.

»..

Les Scotines habitent le Brésil.

Mais les Dicérodères, Zophères et Nosodermes sont du Mexique; les premiers se reconnaissent à leur corselet pourvu de deux cornes dirigées en avant; les seconds sont d'assez grandetaille etconvexes; les derniers, au contraire, sont très-plats et très-rugueux.

Le groupe des BLAPSITES à pour genre principal celui des Blaps proprement dits ; ils sont nombreux en espèces et assez communs en Europe et en Afrique. Ils sont de couleur noire, d'assez grande dimension , exhalant tou- jours une odeur fétide ; ils fréquentent les endroits sombres et humides, comme les caves; ils marchent la nuit et se cachent presque constamment pendant le jour; ils sont regardés par le vulgaire comme un présage de mauvais augure. On a nommé l'espèce la plus commune dans n0- tre pays, le Blaps porte-malheur , présage-mort, sor- cière de la mort, etc. ( Blaps mortisaga, Lin.)

C’est un Coléoptère long de vingt millimètres, à élytres très-finement ponctuées, presque lisses et terminées en pointe.

On rapporte que quelques individus ont vomi parfois des larves de Blaps ; mais ee sont des faits très-peu avérés.

Au rapport de Fabricius, les femmesen Égypte, afin d’en- graisser, mangent le Blaps sillonné (B. sulcata), qui y est très-commun, cuit avec du beurre. On l’emploie également contre les douleurs d'oreilles, la morsure du scorpion, ete.

Le genre Gonope renferme une seule espèce du cap de Bonne-Espérance ;

. Celui de Pétrobie une seule d'Orient { Pefrobius spini- manus , Pal.)

Le genre Nyctérope est propre à l’île de Madagascar.

DES INSECTES, 23

08

24 HISTOIRE

Les Nyctérines et les Éléodes sont des Blapsites allon- gés ; les premiers du Chili, les autres du Mexique et de la Californie.

Les Misolampes ont une forme un peu ramassée. On lestrouve en Espagne, en Portugal, en Barbarie ( Misolam- pus Hoffmansegqii, Latr.; Goudotii, Guér. ete.) (1)

Les Héliophuges habitent l'Amérique méridionale.

Les Sphœærotes, qui par leur couleur métallique ressem- blent aux Hélops, sont également mexicains. M. de Brême en a décrit huit espèces. Les Hégémones habitent le même pays.

Le genre Chalcéodème est fondé sur une petite espèce de Madagascar ;

Celui de Zophius sur une du cap de Bonne-Espérance.

Les Acanthomères sont du même pays. Le seul Acan- thope connu { Acanthopus caraboides, Germ.) se trouve en Italie et dans les parties méridionales de l’Autriche.

On connaît une seule espèce d’'Oxura (0. setosa, Kirby), provenant du Cap.

Les PÉDINITES sont en général d'assez petite taille, et vivent pour la plupart dans les terrains secs et arides.

Le genre Isocère ne renferme encore qu’une seule espèce de la Péninsule hispanique et de Barbarie.

Les Eurynotes se rencontrent seulement dans l'Afrique australe, comme les Oncotus, Blacodes, Cœdius.

Les Platynotes en général se trouvent aux Indes orien- tales , tandis queles Pédines sont européens.

Le P. fémoral ( Pedinus femoralis, Fabr.) se trouve aux environs de Paris.

Les Héliophiles habitent surtout l'Europe méridionale, ainsi que les Dendares et les Philax.

(1) Voy. de Brême, Monographie. Hétéromères Blapsides. Paris, 1842.

+

Les Blapstines sont au contraire presque tous améri- cains.

_ Les Eulabis ont été trouves en Californie.

La troisième famille des Piméliens, celle des TÉNÉBR1O- NIDES, est composée d'insectes pourvus d'ailes sous leurs élytres. Leur nom indique assez qu'ils recherchent les endroits sombres.

Plusieurs groupes constituent cette famille.

Les OPATRITES ressemblent aux Pédinites à beaucoup d'égards.

Les Opatrinus et les Epilasiums sont américains.

Le genre Opatre renferme une longue série de petites espèces propres à l'Europe méridionale et à l'Afrique. Le type du genre, l’'Opatre des sables (Opatrum sabulosum, Lin.) , est très-commun aux environs de Paris et dans toute la France.

Les Crypticus se trouvent à peu près dans les mêmes localités. (Crypticus glaber, Fabr. etc.)

Les Leichenum (Z. pictum , Fabr.) et les Microzoum (M. tibiale , Fabr.) habitent les mêmes localités que les Opatres.

Le groupe des HÉTÉROTARSITES ne reñferme qu’un seul genre, qui diffère de tous les autres Ténébrionides par ses tarses : on n’en connaît que quelques espèces exoti- ques ( Heterolarsus tenebrioides, Guér. ).

Les CHIROSCÉLITES se font remarquer par la structure de leurs antennes.

Le seul genre Chiroscelis (C. digitatus, Fab., de la côte de Guinée) s’y rattache,

Les TÉNÉBRIONITES renferment plusieurs genres ; les Zo- phobas sont allongés et amincis aux deux extrémites. Tous habitent l'Amérique.

DES INSECTES. 25

26 HISTOIRE

Les Nyctobates ont des dimensions assez considérables et des élytres sillonnés. On les rencontre seulement dans les régions les plus chaudes du globe.

Les Ténébrions proprement dits sont un peu aplatis, avec le corps long et parallèle. Le Ténébrion meunier (Tenebrio molitor, Lin.) en est letype. C’est un Coléoptère

(pl. 9, fig. 8) long de quinze millimètres , d'un brun noi- râtre, avec les élytres fortement striées. Il est très-com- mun dt notre pays; et sa larve, qui vit de farine, de bis- cuit de mer, etc. cause souvent des pertes considérables. Elle a reçu le nom de Ver de farine : elle est (pl. 9, fig. 9) longue, cylindrique, d’un fauve clair luisant, avec le dernier anneau du corps muni de deux petites pointes.